Nicolas Sarkozy – Union pour un Mouvement Populaire
SOMMAIRE
Protection sociale & retraites
Europe & mondialisation

Régulation financière & bancaire
Politique énergétique & environnementale

Education

Formation professionnelle
Temps de travail
Finances publiques & fiscalité
IRP & démocratie sociale


Protection sociale & retraites

Il est peu probable que Nicolas Sarkozy fasse des propositions précises sur les retraites dans la mesure où la réforme des retraites de 2010 fixe un nouveau rendez-vous en 2013, visant notamment à étudier les conditions de mise en place d’un régime unique par points ou en comptes notionnels. Il devrait donc s’en tenir au respect du calendrier de la réforme qu’il a souhaitée.

Nicolas Sarkozy promet le paiement des retraites le 1er du mois au lieu du 8.

Le 6 mars 2012, sur France 2, dans l’émission « Des paroles et des actes », Nicolas Sarkozy a annoncé que, s’il était réélu, il conditionnerait l’attribution du minimum vieillesse pour les étrangers non européens à une durée de travail de cinq ans et de résidence en France de dix ans.

Europe & mondialisation

Nicolas Sarkozy, en tant que président de la République en exercice, éprouve les avantages et les inconvénients d’être dans l’action. Comme acteur majeur des négociations européennes, il peut se prévaloir d’œuvrer activement à la solution des problèmes, de négocier dur avec ses homologues européens (en premier lieu la chancelière allemande) et de faire avancer, tant bien que mal, des dispositions politiques, institutionnelles et financières susceptibles, enfin, d’enrayer la crise. En contrepartie, il peut se faire reprocher de n’être pas parvenu à faire partager des options initialement défendues par la France (comme la transformation du Fonds Européen de Stabilité Financière en une véritable banque disposant de l’accès aux refinancements de la BCE) et d’engager, à reculons, le pays sur la voie d’une rigueur imposée, révisée à la hausse au fur et à mesure que grandit la probabilité de déclassement de la dette publique française.

Dans un entretien au Monde du 13 décembre 2011, Nicolas Sarkozy considère l’accord européen du 9 décembre 2011 ouvrant la voie au traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire (qui sera signé en mars 2012), dont il est l’un des artisans, comme l’acte de « création d’une authentique gouvernance économique », qui porte remède aux défauts de création de l’euro et repose sur la responsabilité conjointe des chefs d’Etat et de gouvernement : « il s’agira d’un exercice partagé de la souveraineté par des gouvernements démocratiquement élus ».

Régulation financière & bancaire

Lors de son allocution télévisée du 29 Janvier, Nicolas Sarkozy a proposé l’instauration d’une taxe sur les transactions financières à hauteur de 0,1% du mois d’août 2012.

Il prône également une fusion du G8 et du G20, en vue d’améliorer la gouvernance dans la prise de décision en lmatière de régulation bancaire.

Politique énergétique & environnementale

Le programme énergétique de l’UMP s’inscrit essentiellement dans la prolongation du Grenelle de l’Environnement. L’UMP souhaite développer les énergies renouvelables notamment grâce à la recherche publique et à des commandes publiques tout en conservant l’énergie nucléaire, notamment avec le maintien de Fessenheim, plus vieille centrale nucléaire mise en service en 1977.

Education

Le projet de l’UMP et de Nicolas Sarkozy considère que le « destin » de la France dépend de « l’effort éducatif que nous saurons
fournir »
, cet effort éducatif devant avoir « des objectifs précis et adaptés aux défis du XXIe siècle ». Ainsi, la « maîtrise des savoirs fondamentaux » est considérée comme particulièrement importante. L’effort éducatif doit également être « individualisé », et « s’appuyer sur la famille, première responsable de l’éducation ». Le projet affirme que « l’éducation doit être une priorité du quinquennat ».

La première proposition en matière d’éducation est de « faire confiance aux familles » et d’« accompagner les parents dans leur mission éducative », notamment par l’instauration de « maisons pour les familles » et par la responsabilisation des parents.

La deuxième proposition repose sur la maîtrise des savoirs fondamentaux (« lire, écrire, compter »), qui devrait être une condition nécessaire pour l’accès au collège. Ces savoirs seraient évalués tout au long du primaire. En cas de besoin, une aide serait mise en place pour les élèves en difficulté. Le choix des méthodes d’apprentissage les plus efficaces serait effectué à partir d’évaluations qui seraient rendues publiques. Afin de « renforcer la transmission d’un socle culturel commun », l’Ump et son candidat souhaitent « réaffirmer la place de l’enseignement de l’histoire et de la géographie » tout au long de la scolarité et soulignent l’importance qu’ils attachent à « l’instruction civique et morale ».

La troisième proposition porte sur l’autonomie des établissements. Celle-ci permettrait de « responsabiliser » les chefs d’établissement et de « s’adapter aux priorités locales ». Cette autonomie concernerait la gestion budgétaire, la gestion du corps enseignants (recrutement et évaluation des professeurs), et la création de projets ambitieux « innovants ».

La quatrième proposition consiste à développer l’accompagnement personnalisé et revaloriser le métier d’enseignant. Pour ce faire, Nicolas Sarkozy s’engage à accroître la présence des enseignants dans l’établissement, avec pour contrepartie une amélioration de leur rémunération. Il promet un renforcement de leur formation pédagogique.
Pour mettre en oeuvre cet accompagnement personnalisé, il prévoit de dégager du temps, grâce un allégement de la journée des élèves et à une réduction des vacances d’été, et de favoriser le développement des outils numériques.

La cinquième proposition prévoit l’abandon du collège unique, avec une diversification des enseignements dès la classe de 4ème et un apprentissage possible dès 14 ans. Afin de faciliter la transition entre le primaire et le collège, l’Ump et son candidat souhaitent une limitation du nombre d’enseignants par classe en 6ème et 5ème. Ils entendent par ailleurs « expérimenter des collèges organisés par classe (6ème – 5ème et 4ème – 3ème) plutôt que par quartiers », notamment pour « casser les ghettos scolaires ».

La sixième proposition fixe un objectif de 20 000 places en internat d’excellence pour aider les élèves défavorisés les plus méritants. Pour les jeunes en échec scolaire « en risque de marginalisation et volontaires », le développement de places en Epide (établissement public d’insertion de la défense) serait poursuivi, afin de les « réinsérer durablement ».

Formation professionnelle

Nicolas Sarkozy fustige le mauvais fonctionnement du système de formation actuel en raison, selon lui, de sa gestion par les régions et les organismes professionnels. Il déplore notamment le fait que les formations ne soient pas en adéquation avec les emplois disponibles, et que le volume de chômeurs qui y a accès – environ 10% – soit trop faible.

Il prône donc la création d’un Comité national pour la formation professionnelle qui identifiera chaque année avec les chefs d’entreprise, les syndicats, les régions et l’État, les formations préparant à un emploi.

Parallèlement, Nicolas Sarkozy veut instaurer une obligation pour les chômeurs, au bout de plusieurs mois de recherche infructueuse, de s’engager sur des formations qualifiantes et d’accepter le premier emploi proposé correspondant.

Plus généralement, il s’engage à remettre à plat tout le financement de la formation professionnelle, assimilé à un véritable maquis. Il suggère notamment de réorienter les 35 milliards qui financent le système actuel vers la formation des demandeurs d’emploi. Pour le candidat de l’UMP, l’enjeu de cette proposition est l’instauration d’un droit à la formation quel que soit l’âge de la personne. En cas de désaccord des partenaires sociaux, il soumettra, s’il est réélu, cette question à référendum.

Temps de travail

Nicolas Sarkozy n’a pas encore fait de proposition concernant le temps de travail et le coût du travail.

En revanche, le projet présidentiel de l’Ump aborde ces deux questions. Il ne prévoit aucune modification des aides en faveur des heures supplémentaires. Pour la durée du travail, il propose d’inciter les partenaires sociaux à ouvrir des négociations au niveau des branches, ou à défaut des entreprises, et de fixer le seuil de déclenchement des heures supplémentaires au niveau de cette durée conventionnelle renégociée.

Finances publiques & fiscalité

Nicolas Sarkozy vise l’équilibre budgétaire en 2016, ce qui nécessite un effort financier de 115 milliards d’euros à cet horizon. Les mesures déjà votées (plan anti-déficit du 24 août 2011, plan de retour à l’équilibre des finances publiques du 7 novembre 2011, loi de finances rectificative du 14 mars 2012) représentent 32 milliards de hausses d’impôt et 39 milliards d’économies. Étant donné que les engagements de campagne représentent un coût de 9,5 milliards d’euros, il reste 53,5 milliards d’euros que le candidat de l’Ump compte financer par des mesures d’économies pour 40 milliards d’euros et des hausses d’impôt pour 13,5 milliards d’euros.

Nicolas Sarkozy souhaite supprimer la prime pour l’emploi, ce qui permettrait d’économiser 2,5 milliards d’euros.

Il compte réduire les niches fiscales pour un montant d’un milliard d’euros : réduction de la déductibilité des dépenses de gros travaux en revenus fonciers, mise en place d’un rabot sur les niches fiscales des entreprises (à l’exception du PTZ et du crédit impôt recherche), alignement des impôts payés par les élus locaux sur les règles de droit commun.

Concernant la fiscalité sur les dividendes, il entend réduire l’abattement de 40% et le dispositif d’abattement forfaitaire afin de récupérer 1,5 milliard d’euros.

Le 6 mars, dans l’émission « Des paroles et des actes » sur France 2, Nicolas Sarkozy a annoncé l’instauration d’un impôt minimum sur les bénéfices pour les grandes entreprises qui y échappent grâce à la maximisation de leurs avantages fiscaux. Cette mesure qui serait prise dans le cadre du budget 2013 pourrait rapporter « 2 à 3 milliards d’euros de recettes » annuelles, et être affectée à la réduction du déficit. Elle pourrait porter sur le bénéfice mondial consolidé.

Le 12 mars, lors de l’émission « Paroles de candidat » sur TF1, le candidat de l’Ump a également proposé la création d’un impôt appliqué aux revenus du capital des exilés fiscaux, les forçant à s’acquitter auprès du Trésor public français de la différence entre l’impôt payé à l’étranger et ce qu’ils auraient eu à payer en France. L’impôt ne serait donc plus calculé sur la base des revenus générés en France mais sur celle de la nationalité du contribuable.
Nicolas Sarkozy a précisé que la mesure ne concernerait pas les 2 millions de Français installés à l’étranger pour y travailler. Selon lui, cette mesure rapporterait 500 millions d’euros à l’État.

Le 18 mars, dans l’émission « Capital » sur M6, Nicolas Sarkozy s’est engagé à diviser par deux les droits de mutation acquittés par les ménages qui achètent un logement construit depuis plus de cinq ans. Les droits de mutation sont des taxes payées par l’acquéreur d’un bien immobilier (sauf exceptions) au moment du changement de propriétaire. Perçues par le notaire, elles s’élèvent à 5% sur les transactions de droit commun (mutations à titre onéreux) : 3,8% de leur montant est affecté au conseil général du département, et 1,2% à la commune où est réalisée la vente.

Nicolas Sarkozy promet de fiscaliser les entreprises du secteur Internet dans les conditions de droit commun.

Il indique vouloir lutter contre la fraude fiscale.

IRP & démocratie sociale

Nicolas Sarkozy a multiplié les attaques contre les « corps intermédiaires », dont font partie les syndicats. Lors de son meeting du 19 février 2012 à Marseille, il les a ainsi vilipendés, jugeant qu’ils « forment un écran entre le peuple et le gouvernement en parlant à la place du peuple, sans se soucier de ce que le peuple veut, de ce qu’il pense, et de ce qu’il décide ». Nicolas Sarkozy estime dès lors que les « corps intermédiaires » « confisquent la parole des Français » et propose de recourir au référendum pour contourner « l’entre soi des élites politiques, des élites économiques, des élites administratives, des élites syndicales », car « de cet entre soi il ne sort que des compromis boiteux et au final il ne sort que l’immobilisme ».

 Nicolas Sarkozy a fait une proposition sur les IRP et la démocratie sociale. Le 10 avril 2012, devant les membres de la CGPME, il a indiqué qu’il souhaitait instaurer un « comité des salariés et des conditions de travail », une instance de représentation unique des personnels dans les entreprises de 50 à 250 salariés, qui remplacerait les trois instances existantes : les délégués du personnel, le comité d’entreprise et le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail.

Nicolas Sarkozy veut également donner trois ans aux entreprises qui franchissent des seuils pour s’adapter et remplir leurs obligations, contre un an aujourd’hui.

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Discussion

2 réflexions sur “Nicolas Sarkozy – Union pour un Mouvement Populaire

  1. L’augmentation de la TVA prévue par N. Sarkozy n’a pas été rapportée : En effet (source le Point), le taux normal de TVA augmentera au 1er octobre de 1,6 point, passant de 19,6 % à 21,2 %, et la CSG sur les revenus financiers sera relevée de deux points, afin de compenser 13 milliards d’euros de baisse des charges patronales, a annoncé le président Nicolas Sarkozy lors de son intervention télévisée ».
    Cette augmentation de la TVA ne peut qu’accroître encore les inégalités puisqu’elle met à contribution tout le monde de manière identique qu’il s’agisse des plus riches (avec beaucoup de marges) ou de ceux qui disposent de très faibles ressources (diminution directe de leur pouvoir d’achat).

    Publié par commentaires | 16 avril 2012, 13 h 27 min
    • L’augmentation du taux de la TVA de 19,6% à 21,2% a déjà été votée dans la loi de finances rectificative n° 2012-354 du 14 mars 2012, et elle s’appliquera, comme vous l’indiquez, à partir du 1er octobre 2012. C’est pourquoi elle ne figure pas dans les propositions de Nicolas Sarkozy. L’entrée en vigueur de cette mesure ne dépend donc pas de sa réélection. En revanche, François Hollande a indiqué qu’il l’annulerait s’il était élu. Vous pouvez vous reporter à ses propositions sur ce point.

      Publié par groupealpha | 18 avril 2012, 10 h 46 min

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